Schumann – Frauenlieben und Leben

A deux mois de son mariage avec Clara, Robert Schumann compose le cycle de L’Amour et la vie d’une femme, saisissante projection du destin de sa future épouse : de la naissance extasiée de l’amour dans le cœur de la jeune fille, pour un homme plus âgé, paré à ses yeux de toutes les qualités, jusqu’à la fidélité à l’être aimé par-delà la mort. De ce cycle très intime, se dégage une poésie inquiète, une joie emprunte pourtant de douleur et un sentiment tragique qui innerve jusqu’aux joies du mariage – une ombre secrète où les qualités dramatiques de Marie-Nicole Lemieux sont mises en valeurs. Composé quelques mois auparavant, le Liederkreis op.39 regroupe des mélodies sur des poèmes d’Eichendorff en apparence disparates mais fondus dans un cycle d’une absolue cohérence, à la limite du rêve, un chef-d’œuvre absolu digne du Voyage d’Hiver de Schubert, alternant la ballade légendaire, les nocturnes mystérieux, les méditations amoureuses et les élans passionnels. Pour compléter ce programme Schumannien, Marie-Nicole Lemieux a choisi quelques célèbres mélodies du compositeur qui exaltent sa voix si chaleureuse.

 

Marie-Nicole Lemieux, contralto
Daniel Blumenthal, piano

 

Robert Schumann
1-12. Liederkreis opus 39 – In der Fremde | Intermezzo | Waldegespräch | Die Stille | Mondnacht | Schöne Fremde | Auf einer Burg | In der Fremde | Wehmut | Zwielicht | Im Walde | Frühlingsnacht
13. Die Löwenbraut
14. Seit ich ihn gesehen
15. Er, der Herrlischste von allen
16. Ich kann es nicht fassen, nicht glauben
17. Du Ring an meinem Finger
18. Helft mir, ihr Schwestern
19. SüBe Freund, du Blickest
20. An meinem Herzen, an meiner Brust
21. Nun hast du mir den ersten Schmerz getan
22. Der Nussbaum
23. Er ist es
24. Loreley
25. Widmung

 

Paru le 17 février 2009 chez Naïve

Vivaldi – La Fida Ninfa

Antonio Vivaldi
La Fida Ninfa

Direction musicale : Jean-Christophe Spinosi

Licori : Sandrine Piau
Morasto : Veronica Cangemi
Elpina : Marie-Nicole Lemieux
Oralto : Lorenzo Regazzo
Osmino : Philippe Jaroussky
Narete : Topi Lehtipuu
Eolo : Christian Senn

Ensemble Matheus

Paru le 18 novembre 2008 chez Naïve

Lamenti

Joyce DiDonato (mezzo-soprano), Marie-Nicole Lemieux (contralto), Natalie Dessay (soprano), Patrizia Ciofi (soprano), Philippe Jaroussky (contre-ténor), Rolando Villazón (ténor), Simon Wall (ténor), Topi Lehtipuu (ténor), Laurent Naouri (baryton-basse) & Véronique Gens (soprano)

Emmanuelle Haïm, chef d’orchestre, orgue & clavecin
Le Concert d’Astrée

 

1. Cavalli – Egisto : « D’Hipparco e di Climene ospiti miei », Rolando Villazón
2. Monteverdi – Madrigali guerrieri, et amorosi : Lamento della ninfa, SV 163, Natalie Dessay, Simon Wall, Topi Lehtipuu & Christopher Purves
3. Strozzi – Cantate, ariette e duetti, Op. 2 : L’Eraclito amoroso, Philippe Jaroussky
4. Monteverdi – Arianna : Lamento d’Arianna, SV 22, Véronique Gens
5. Landi – « Superbi colli, e voi, sacre ruine », Christopher Purves
6. Monteverdi – L’Incoronazione di Poppea, SV 308, Act 3 : « Addio, Roma » (Octavia), Joyce DiDonato
7. Cavalli – Didone : « Acate, Ilioneo, compagni, amici », Topi Lehtipuu
8. Carissimi – Lamento di Maria Stuarda, Patrizia Ciofi
9. Cesti – L’Argia : « Dure noie, che rendete », Laurent Naouri
10. Cavalli – La Didone : « Alle ruine del mio regno…Tremulo spirito », Patrizia Ciofi & Marie-Nicole Lemieux
11. Monteverdi – L’Orfeo, SV 318 : « Tu se’ morta mia vita », Rolando Villazón

 

Paru le 15 septembre 2008 chez Erato/Warner Classics

Vivaldi – Nisi Dominus & Stabat Mater

Vivaldi, Spinosi, Lemieux, Jaroussky : quatre noms que les mélomanes ont indissolublement associés depuis un certain Orlando furioso qui fit souffler en 2003 un vent de folie sur les scènes françaises. Après Orlando, après La fida ninfa, après aussi bien des concerts communs, cet enregistrement des deux œuvres sacrées les plus célèbres du Prete Rosso relève donc d’une évidence que nul ne contesterait…

 

Marie-Nicole Lemieux, contralto
Philippe Jaroussky, contre-ténor
Jean-Christophe Spinosi, chef d’orchestre
Ensemble Mattheus

 

Antonio Vivaldi
1-9. Nisi Dominus RV 608
10. Crucifixus RV 592
11-19. Stabat Mater RV 621

 

Paru le 2 janvier 2008 chez Naïve
EAN 0709861304530

Honegger : Jeanne d’Arc au bûcher

Arthur Honegger (1892-1955)
Jeanne d’Arc au bûcher

 

Direction musicale – Alain Altinoglu
Mise en scène – Jean-Paul Scarpitta

Jeanne d’Arc – Sylvie Testud
Frère Dominique – Eric Ruf
Catherine – Marie-Nicole Lemieux
Marguerite – Isabelle Cals
La Vierge – Mélanie Boisvert

Chœurs de l’Opéra national de Montpellier et d’Angers-Nantes Opéra
Orchestre National de Montpellier Languedoc-Roussillon

 

Paru le 7 mai 2007 chez Universal
Réalisé au Festival Radio-France et Montpellier Languedoc-Roussillon en juillet 2006 par Don Kent

Giulio Cesare | Opéra national de Lorraine, 2007

 

« Le rôle-titre bénéficie de la composition parfaitement crédible et de la couleur exceptionnelle du timbre de Marie-Nicole Lemieux, véritable chef de guerre dont l’art se révèle tant dans la vaillance, que dans la grandeur, la suavité et la gravité recueillie. »

Anaclase

 

Direction musicale – Kenneth Montgomery
Mise en scène – Yannis Kokkos

avec Marie-Nicole Lemieux (Jules César), Ingrid Perruche (Cléopâtre), Elodie Méchain (Cornélie), Stéphanie d’Oustrac (Sextus), Philippe Jaroussky (Ptolémée), Riccardo Novaro (Achillas), Artur Stefanowicz (Nireno), David Szymczak (Curio)

 

Vivaldi – Griselda

Antonio Vivaldi (1678-1741)
Griselda

Créé en 1735 au sein du plus prestigieux théâtre de Venise, Griselda est l’opéra des apothéoses. Avec cette œuvre de maturité, sur un livret révisé par Goldoni, Vivaldi se réconcilie avec la chanteuse Anna Girò, sa plus célèbre élève, et tous deux conquièrent l’élite vénitienne.
Dans ce contexte, l’histoire de la reine Griselda, méprisée par ses sujets en raison de ses origines modestes mais gagnant leur amour et leur fidélité à force de courage et d’endurance, trouve une résonance toute particulière. Au fil d’une intrigue finement ciselée, d’airs et de récitatifs d’une densité et d’une virtuosité uniques, le roi Gualtiero, la princesse Costanza et son prince Roberto, le soupirant Ottone et le fidèle Corrado exaltent les valeurs de vertu, de passion et de fidélité. Deux ans après le succès mondial d’Orlando furioso, voici donc un nouveau joyau vivaldien en première mondiale, présenté par Jean-Christophe Spinosi, l’Ensemble Matheus et une distribution de haut vol : Marie-Nicole Lemieux dans le rôle-titre, Veronica Cangemi, Philippe Jaroussky, Stefano Ferrari, Simone Kermes… Une première mondiale dans sa version originale : l’opéra événement de 2006 !

Gualtiero, roi de Thessalie, a épousé Griselda, simple bergère à qui le peuple n’a jamais pardonné sa basse extraction. Afin d’imposer la reine à ses sujets, il décide de la mettre à l’épreuve en la répudiant et en épousant la princesse Costanza. Celle-ci, comme tous l’ignorent hormis Gualtiero et le fidèle Corrado, n’est autre que la fille du couple royal, ravie dès sa naissance par son père et élevée en secret…

 

Direction musicale : Jean-Christophe Spinosi

Griselda : Marie-Nicole Lemieux
Costanza : Verónica Cangemi
Ottone : Simone Kermes
Roberto : Philippe Jaroussky
Gualtiero : Stefano Ferrari
Corrado : Iestyn Davies

Ensemble Matheus

 

Paru le 29 août 2006 chez Naïve

L’Heure exquise

Véritable révélation sur scène et au disque en 2004 dans l’ Orlando Furiosode Vivaldi dirigé par Jean-Christophe Spinosi, la chanteuse québécoise Marie-Nicole Lemieux rejoint Naïve et présente ici un tout autre répertoire. Symbole de la fusion entre la musique et la poésie au tournant des 19e et 20e siècles, ces mélodies composées sur les poèmes de Verlaine, Baudelaire ou Victor Hugo, sont des bijoux que Marie-Nicole Lemieux interprète avec toute sa sincérité et sa malice… L’occasion de retrouver (ou de découvrir) la musique de Reynaldo Hahn, d’origine vénézuélienne, roi des salons parisiens, ami de Proust, qui crée en 1890 ses Chansons grises(dont la célèbre Heure exquise) : « l’art de Reynaldo Hahn est ici tout entier : un sens inné de la phrase, un goût du mot, une fusion idéale de la mélodie et du texte, sans préciosité, sans afféterie, mais comme si l’un et l’autre procédaient du même jet », écrit Benoît Duteurtre dans le texte qui accompagne ce disque. Hahn compose en 1913 A Chloris, avant de s’engager dans les tranchées d’où il écrit cinq petites mélodies en anglais, sur des poèmes de Stevenson. Chausson et son impressionnant Albatros baudelairien, Debussy et son fameux recueil des Fêtes Galantes,et les sublimes Chansons de Clément Marot de Enesco complètent ce programme rare et précieux.

 

Marie-Nicole Lemieux, contralto
Daniel Blumenthal, piano

 

1-7. Enesco – Sept Chansons de Clément Marot op.15, Estreines à Anne | Languir me Faits | Aux Damoyselles Paresseuses d’Escrire à leurs Amys | Estrene de la Rose | Present de Couleur Blanche | Changeons Propos, c’est trop Chanté d’Amours… | Du Conflict en Douleur
8-9. Hahn – D’une Prison (Poème de Paul Verlaine) | L’Heure Exquise (Poème de Paul Verlaine)
10. Debussy – Fêtes Galantes (Poème de Paul Verlaine)
11-14. Chausson – L’Albatros (Poème de Charles Baudelaire) | Le Chevalier Malheur op.13 n°1 (Poème de Paul Verlaine) | Apaisement op.13 n°1 (Poème de Paul Verlaine) | La Chanson bien Douce op.34 n°1 (Poème de Paul Verlaine)
15-16. Hahn – Offrande (Poème de Paul Verlaine) | A Chloris (Poème de Théophile de Viau)
17-21. Hahn – Five Little Songs (Poèmes de R.L. Stevenson) The Swing | Windy Nights | My Ship and I | The Stars | A Good Boy
22-24. Debussy – Fêtes Galantes II (Poèmes de Paul Verlaine) Les Ingénus | La Faune | Colloque Sentimental
25. Fauré – Puisque j’ai mis ma Lèvre (Poème de Victor Hugo)
26-27. Hahn – Trois Jours de Vendange (Poème d’Alphonse Daudet) | Quand la Nuit n’est pas Etoilée (Poème de Victor Hugo)

 

Paru le 5 octobre 2005 chez Naïve

Haendel – Rodelinda

Georg Friedrich Haendel (1685-1759)
Rodelinda

 

Direction musicale : Alan Curtis

Rodelinda : Simone Kermes
Bertarido : Marijana Mijanovic
Grimoaldo : Steve Davislim
Eduige : Sonia Prina
Unulfo : Marie-Nicole Lemieux
Garibaldo : Vito Priante

Il Complesso Barocco

 

Paru le 4 juin 2005 chez Deutsche Grammophon
Enregistré à San Martino al Cimino en septembre 2004
ARCHIV 00289 477 5391

Brahms – Lieder

Johannes Brahms (1833-1897) cultiva toute sa vie le lied comme un jardin privé, en marge de ses grandes œuvres symphoniques, ses concertos, sa musique de chambre et ses nombreuses oeuvres pour piano. Plusieurs mois, voire des années, pouvaient parfois séparer la composition d’une chanson de sa publication, période pendant laquelle Brahms la retouchait tout en méditant ses mérites. Et, lorsqu’il décidait d’en publier quelques-unes, il supervisait soigneusement l’ordre du recueil comme la disposition des fleurs dans un bouquet. Il appelait d’ailleurs ses recueils des « bouquets de chants ».
Le premier parut en 1853 ; Brahms avait tout juste 20 ans. Le dernier fut édité en 1896, quelque mois avant sa mort. Pendant ces 43 ans, 33 recueils furent ainsi offerts au public, comptant en tout quelque 190 lieder. Mais cela ne représente sans doute qu’une partie de tout ce que Brahms a pu composer dans le genre, plusieurs chansons ayant probablement été rejetées et détruites.
On a souvent critiqué chez Brahms le choix des textes, car il a plus souvent mis en musique des poètes mineurs à la mode plutôt que les grands classiques comme Goethe, Heine ou Rückert. Mais cette tendance ne peut s’expliquer par un manque de culture ou de goût littéraires. Les poèmes des grands maîtres lui semblaient si parfaits en eux-mêmes que la musique, selon lui, ne pouvait que peu leur apporter. Par contre, chez les poètes qui retinrent son attention, Brahms trouva une matière que la musique pouvait transcender.
Et surtout, ce grand solitaire aux amours inaccessibles, qui cherchait consolation auprès de la nature, y reconnut des thèmes le rejoignant personnellement. Comme en société, il savait aussi dans ses chansons se faire léger et joyeux, exploitant avec bonhomie la veine populaire. Mais la plupart de ses lieder ressassent cependant les sentiments qui le travaillaient intérieurement : la nostalgie de l’amour non partagé, la solitude de la condition humaine, l’inexorable finitude de la vie, mais aussi l’apaisement que peut procurer la nature.

 

Marie-Nicole Lemieux, contralto
Nicolò Eugelmi, alto
Michael McMahon, piano

 

1-6. Sechs Lieder / Six Chants, Op.86, | Therese (Thérèse) | Feldeinsamkeit (Solitude champêtre) | Nachtwandler (Somnambule) | Über die Heide (Sur la lande) | Versunken (Englouti) | Todessehnen (Aspiration à la mort)
7-15. Neun Gesänge / Neuf Chants, Op.69, Klage I (Plainte I) | Klage II (Plainte II) | Abschied (Adieu) | Des Liebsten Schwur (Le Serment du bien-aimé) | Tambourliedchen (Chansonnette du joueur de tambour) | Vom Strande (Depuis le rivage) | Über die See (Sur la mer) | Salome (Salomé) | Mädchenfluch (Malédiction de jeune fille)
16-17. Zwei Gesänge / Deux Chants, Op.91, Gestillte Sehnsucht (Nostalgie apaisée) | Geistliches Wiegenlied (Berceuse sacrée)
18-21. Vier ernste Gesänge / Quatre Chants sérieux, Op.121, Denn es gehet dem Menschen… (Car le sort des fils de l’homme…) | Ich wandte mich… (J’ai considéré ensuite…) | O Tod, wie bitter bist du… (Ô mort, combien amer…) | Wenn ich mit Menschen und Engelszungen redete… (Quand je parlerais les langues des hommes…)

 

Paru le 19 octobre 2004 chez Analekta
AN 2 9906